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LE JOURNAL DES SYLPHES ENCHANTÉES

Conseils, découvertes & vie de l’élevage

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British Copper : génétique, transmission, wideband et reconnaissance officielle

25 sept.
11 min de lecture


Le British Shorthair Copper et le British Longhair Copper intriguent immédiatement par leur contraste : une robe chaude et lumineuse, associée à des zones très claires qui peuvent donner au chat une apparence presque maquillée. Mais le Copper n’est pas simplement un Golden « plus roux, ou plus cuivré, ou plus lumineux». Derrière ce phénotype se trouve aujourd’hui un variant génétique identifié du gène CORIN, une transmission documentée et une reconnaissance officielle qui a beaucoup évolué ces dernières années.


Aux Sylphes Enchantées, nous travaillons ces lignées en croisant quatre sources d’information : l’observation du phénotype, les pedigrees, les tests ADN et les publications scientifiques.



Sommaire




1. Qu’est-ce que le Copper chez le British ?


Le Copper est une variété de robe du British Shorthair et du British Longhair, historiquement rapprochée du Golden mais aujourd’hui génétiquement mieux caractérisée. Vous pouvez découvrir nos British Shorthair et British Longhair, ainsi que notre travail de sélection, sur notre page dédiée à la race : https://www.sylphesenchantees.fr/british-golden-copper


Le terme Copper désigne le phénotype, c’est-à-dire l’aspect visible de la robe. Sur le plan génétique, ce phénotype est associé chez le British à un variant du gène CORIN, noté wbᴮˢᴴ.

Il se caractérise notamment par une forte extension des zones claires du poil, donnant souvent un contraste spectaculaire entre un manteau chaud, doré à cuivré, et des régions très pâles sur le ventre, le poitrail, les membres et le visage.


Ce phénotype a parfois été désigné dans le passé par différents noms chez les éleveurs : light gold, akita ou Copper.

Aujourd’hui, la génétique permet d’aller beaucoup plus loin que ces simples descriptions visuelles.

Une étude publiée en 2022 par Marie Abitbol, Tanushri Dargar et Vincent Gache dans Animal Genetics a identifié chez le British Copper un variant spécifique du gène CORIN, noté CORIN:c.2425C>T. Les auteurs proposent pour cet allèle la notation wbᴮˢᴴ, pour British recessive wideband.



2. Gène CORIN et wideband chez le British Copper


Le gène CORIN chez le British Copper joue un rôle central dans l’expression de cette robe particulière. Le Copper est associé à un variant spécifique de CORIN, noté wbᴮˢᴴ, correspondant à la mutation CORIN:c.2425C>T. La couleur du poil dépend notamment de l’équilibre entre deux grands types de mélanine : l’eumélanine, responsable des pigments noirs à bruns, et la phéomélanine, à l’origine des tons jaunes, dorés à roux.


La génétique de la robe féline repose en grande partie sur la manière dont ces pigments sont produits, alternés et répartis le long du poil. Chez les chats présentant des variants de CORIN, cette répartition est modifiée. Lorsque le variant Copper wbᴮˢᴴ est présent à l’état homozygote, la bande de phéomélanine claire et chaude devient beaucoup plus large, tandis que la zone sombre d’eumélanine se réduit vers l’extrémité du poil. C’est cette organisation particulière qui produit l’effet wideband caractéristique du Copper, avec un poil très lumineux dont la pigmentation sombre semble repoussée vers la pointe.


Le Copper ne correspond donc pas simplement à un Golden « plus chaud » ou « plus roux » : il s’agit d’une modification de l’architecture pigmentaire du poil, qui change la proportion et la position des zones claires et sombres sur sa longueur. La publication de Marie Abitbol et de ses collaborateurs consacrée au British Copper décrit précisément ce phénotype et associe le variant wbᴮˢᴴ du gène CORIN à cette expression particulière de la robe.


Pour les liens :



3. Comment reconnaître visuellement un Copper ?


Chez un sujet non dilué et bien exprimé, un Copper peut souvent être distingué assez facilement d’un Golden classique par un œil habitué.

Plusieurs indices visuels sont particulièrement parlants :

  • les extrémités des pattes peuvent être très claires, parfois presque blanches ;

  • on observe souvent une alternance entre zones Golden et zones ivoire ou blanches sur les membres ;

  • le poitrail et le ventre sont généralement nettement éclaircis ;

  • le contour supérieur des yeux peut être très pâle, donnant parfois l’impression d’un liner blanc ;

  • le contraste entre le manteau chaud et les zones claires est souvent plus marqué que chez un Golden classique.


Pour notre femelle Kaya, homozygote Copper et également b/b chocolat, ces caractéristiques sont particulièrement visibles.




British Shorthair Copper homozygote montrant un wideband marqué, des pattes claires, un poitrail lumineux et un contour des yeux pâle.
Kaya, British Shorthair Copper homozygote, illustre bien l’expression du wideband : pattes très claires, poitrail lumineux et contour des yeux nettement éclairci.
British Shorthair Copper homozygote montrant des pattes très claires, un ventre éclairci et une expression marquée du wideband.
Kaya, British Copper homozygote : cette posture met particulièrement en évidence les extrémités très claires des pattes, le dessous du corps éclairci et le contraste caractéristique du wideband.

La lecture du phénotype devient cependant plus délicate chez certains chats dilués, où les contrastes sont naturellement moins francs.

Le phénotype reste donc très informatif, mais le test génétique permet de connaître avec certitude le statut du chat au locus Wb et de savoir s’il est homozygote Copper, hétérozygote porteur ou non porteur.



4. Comment lire Wb, wbᴮˢᴴ et les autres notations ?


La notation génétique peut sembler obscure lorsqu’on la découvre.

Dans ce système, l’allèle dominant est généralement écrit avec une majuscule et l’allèle récessif avec une minuscule.

Pour le Copper du British :

Wb désigne l’allèle non-Copper.

wbᴮˢᴴ désigne l’allèle Copper du British.

Un chat Wb/wbᴮˢᴴ est donc hétérozygote : il possède une copie de l’allèle Copper.

Un chat wbᴮˢᴴ/wbᴮˢᴴ possède deux copies de cet allèle : il est homozygote Copper.

Les résultats Antagène de nos chats utilisent précisément cette nomenclature.

  • Wb = allèle non-Copper

  • wbᴮˢᴴ = allèle Copper

  • Wb/Wb = homozygote non-Copper

  • Wb/wbᴮˢᴴ = hétérozygote porteur Copper

  • wbᴮˢᴴ/wbᴮˢᴴ = homozygote Copper



5. Transmission du Copper chez le British : homozygote ou hétérozygote


La transmission du Copper chez le British suit un mode autosomique récessif. Cela signifie qu’un chat peut porter l’allèle Copper wbᴮˢᴴ sans être lui-même phénotypiquement Copper.

Cette transmission a été étudiée par Marie Abitbol et ses collaborateurs dans une publication consacrée au Copper du British. Les auteurs y ont identifié le variant CORIN:c.2425C>T, proposé sous la notation wbᴮˢᴴ, et ont montré que les chats Copper étudiés étaient homozygotes pour ce variant, tandis que des British non Copper pouvaient être hétérozygotes. Ces résultats sont compatibles avec une transmission autosomique récessive du caractère Copper.

Concrètement, un chat hétérozygote Wb/wbᴮˢᴴ possède une seule copie de l’allèle Copper. Il peut transmettre wbᴮˢᴴ à sa descendance sans exprimer lui-même le phénotype Copper.

À l’inverse, un chat homozygote wbᴮˢᴴ/wbᴮˢᴴ possède deux copies de l’allèle Copper et exprime le phénotype Copper.

Cette distinction est essentielle en élevage. Un reproducteur homozygote wbᴮˢᴴ/wbᴮˢᴴ transmet obligatoirement un allèle Copper à 100 % de ses chatons, tandis qu’un reproducteur hétérozygote Wb/wbᴮˢᴴ le transmet statistiquement à 50 % de sa descendance.

C’est précisément ce qui explique qu’un chaton Copper puisse naître d’un parent qui, visuellement ou administrativement, n’est pas lui-même enregistré Copper. Le génotype permet donc de révéler une capacité de transmission que le seul phénotype ne montre pas toujours.



6. Un exemple réel : Platon, Toscane et Brioche



British Shorthair Copper homozygote Platon des Lao-Gong, génotype wbBSH/wbBSH.
Platon des Lao-Gong, homozygote Copper wbᴮˢᴴ/wbᴮˢᴴ

Notre mâle Platon des Lao-Gong, est un exemple très clair.

Son analyse Antagène indique :

wbᴮˢᴴ/wbᴮˢᴴ

Il est donc homozygote Copper. Antagène identifie le variant CORIN c.2425C>T et le mode de transmission autosomique récessif.

Cela signifie que Platon transmet obligatoirement un allèle wbᴮˢᴴ à chacun de ses descendants.

Sa partenaire Toscane de British Passion, en revanche, est enregistrée au pedigree comme black golden shaded BRI ny 11.

Son ADN raconte pourtant une histoire plus complète : Antagène la classe « Porteur copper », avec le génotype :

Wb/wbᴮˢᴴ.

Toscane peut donc transmettre soit Wb, soit wbᴮˢᴴ.

Le mariage :

Platon wbᴮˢᴴ/wbᴮˢᴴ × Toscane Wb/wbᴮˢᴴ

donne théoriquement :

50 % wbᴮˢᴴ/wbᴮˢᴴet 50 % Wb/wbᴮˢᴴ

sur un grand nombre de naissances.

Notre chatonne Brioche des Sylphes Enchantées, fille de Platon et Toscane, illustre parfaitement cette transmission : elle est enregistrée black copper shell, code BRI nu 12, après validation sur photo par le LOOF. Dans son cas, le phénotype Copper était particulièrement net.


  • Brioche, British Shorthair black copper shell BRI nu 12
    Brioche des Sylphes Enchantées, fille de Platon et Toscane, enregistrée black copper shell BRI nu 12
  • Toscane, British Shorthair Golden porteuse de l’allèle Copper
    Toscane de British Passion, enregistrée Golden mais porteuse de l’allèle Copper wbᴮˢᴴ.


Cet exemple montre pourquoi le seul aspect visuel d’un parent ne suffit pas toujours à prévoir les robes possibles de sa descendance : Toscane est enregistrée Golden, mais son génotype lui permet de transmettre l’allèle Copper.



7. Copper et Sunshine : deux variants différents


Une confusion fréquente consiste à employer Copper et Sunshine comme deux noms interchangeables.

Ils concernent effectivement tous deux CORIN, mais ce ne sont pas les mêmes variants.

Chez le British Copper :

wbᴮˢᴴ = CORIN:c.2425C>T, — Publication

Chez le Sibérien Sunshine :

wbˢᴵᴮ = CORIN:c.2383C>T, — Publication

La publication consacrée au Copper du British distingue explicitement ces mutations et rappelle que d’autres variants de CORIN avaient déjà été identifiés chez le Sibérien.

Copper et Sunshine appartiennent donc au même univers génétique du wideband, mais ils ne doivent pas être considérés comme une seule et même mutation.



8. Winnie : un British qui porte à la fois Copper et Sunshine


Notre femelle Winnie constitue un exemple particulièrement intéressant de la distinction entre Copper et Sunshine. Son analyse Antagène révèle le génotype wbᴮˢᴴ/wbˢᴵᴮ : elle porte donc un allèle Copper du British et un allèle Sunshine du Sibérien.

Le laboratoire distingue clairement les deux variants du gène CORIN : wbᴮˢᴴ, correspondant à la mutation c.2425C>T, et wbˢᴵᴮ, correspondant à la mutation c.2383C>T.

Winnie montre ainsi très concrètement que Copper et Sunshine ne sont pas deux appellations différentes d’une même mutation, mais bien deux variants distincts d’un même gène, qui peuvent même être présents simultanément chez un même individu.


Résultat Antagène de Winnie montrant le génotype wbᴮˢᴴ/wbˢᴵᴮ au locus Wb.
Résultat Antagène de Winnie : le génotype wbᴮˢᴴ/wbˢᴵᴮ montre qu’elle porte un allèle Copper et un allèle Sunshine, deux variants distincts du gène CORIN.

Son cas illustre parfaitement l’intérêt du génotypage : au-delà de l’apparence du chat, l’analyse ADN permet de savoir précisément quels variants il porte et lesquels il pourra transmettre à sa descendance.

Le génotype particulier de Winnie présente également un intérêt pour notre programme de sélection. La présence simultanée de wbᴮˢᴴ et wbˢᴵᴮ chez un British reste suffisamment inhabituelle pour mériter d’être documentée et suivie avec attention. Nous souhaitons donc, dans la mesure où cela reste compatible avec nos autres objectifs de sélection — santé, type, diversité génétique et qualité des lignées — conserver l’allèle Sunshine wbˢᴵᴮ dans une partie de notre programme d’élevage, afin d’en suivre la transmission et l’expression au fil des générations.



9. British Copper et LOOF : évolution de la codification


La codification LOOF du British Copper a connu une évolution progressive. La division Copper a été officiellement reconnue chez le British en 2023, mais cette reconnaissance n’a pas été immédiatement traduite dans les pedigrees et les outils informatiques du LOOF. Pendant plusieurs années, le Copper a donc continué à apparaître sous une codification Golden, parfois accompagné de la simple mention « Copper ». Nos propres pedigrees permettent de suivre très concrètement cette transition, jusqu’à l’apparition récente du code u directement appliqué au British Copper.


Première période : le Copper reste administrativement Golden


Sur les premiers pedigrees de Platon, il apparaît simplement en black golden shaded, avec un code ny.

Pourtant son génotype actuel est parfaitement documenté : wbᴮˢᴴ/wbᴮˢᴴ depuis janvier 2025 et immédiatement transmis au LOOF.


Deuxième période : « Golden (Copper) »


En 2025, les pedigrees commencent à faire apparaître le terme Copper, mais seulement entre parenthèses.

Ainsi, sur les pedigrees de nos chatons nés en 2025, Platon apparaît comme :

black golden shell (copper) — BRI ny 12

Notre femelle Amandine, issue de Platon et Kaya, tous deux homozygotes Copper, enregistrée en septembre 2025, est elle-même indiquée :

black golden shell (Copper)

tout en conservant le code :

BRI ny 12

Le Copper était donc reconnu dans le libellé, mais pas encore réellement intégré dans le code EMS du British.


Extrait du pedigree LOOF d’Amandine indiquant black golden shell Copper, code BRI ny 12.
Amandine des Sylphes Enchantées, enregistrée en 2025 comme black golden shell (Copper), avec une codification encore en BRI ny 12

Troisième période : enfin u pour Copper


Sur les pedigrees établis en 2026, la situation change.

Platon apparaît désormais comme :

black copper shell — BRI nu 12

et Brioche est elle aussi enregistrée :

black copper shell — BRI nu 12

u = copper


Extrait du pedigree LOOF de Brioche indiquant black copper shell, code BRI nu 12.
Brioche des Sylphes Enchantées, enregistrée en 2026 comme black copper shell, avec la nouvelle codification BRI nu 12

La génétique n’avait évidemment pas changé entre ces différents pedigrees. C’est la nomenclature qui a fini par rejoindre la réalité génétique.

Cette évolution a nécessité des échanges et des relances de la part d’éleveurs travaillant ces lignées, alors même que la division Copper avait déjà été reconnue plusieurs années auparavant.



10. Une reconnaissance internationale de plus en plus nette


Cette individualisation du Copper ne concerne pas uniquement la France.

La Fédération Internationale Féline (FIFe) a accordé une reconnaissance préliminaire des variétés CORIN chez le British Shorthair et British Longhair à compter du 1er octobre 2025.


La FIFe reconnaît pleinement les variétés CORIN chez le British Shorthair et le British Longhair depuis le 1er juillet 2026.
La FIFe reconnaît pleinement les variétés CORIN chez le British Shorthair et le British Longhair depuis le 1er juillet 2026.

Depuis le 1er juillet 2026, ces variétés CORIN sont pleinement reconnues chez le British Shorthair et Longhair, ainsi que chez le Sibérien et le Neva Masquerade.

Cette reconnaissance internationale est importante.

Le Copper ne devient pas une nouvelle race distincte du British, mais il bénéficie désormais d’une reconnaissance propre en tant que variété CORIN, avec des règles d’enregistrement et d’exposition adaptées.

Cela renforce encore sa distinction par rapport à un simple Golden particulièrement chaud.



11. Pourquoi les tests ADN sont utiles en élevage


Les tests génétiques ne remplacent ni l’œil de l’éleveur ni l’étude des pedigrees.

Ils permettent cependant de distinguer trois situations très différentes :

un chat non porteur ;

un chat hétérozygote porteur ;

un chat homozygote Copper.

Cette distinction change complètement les probabilités de transmission lors d’un mariage.

Un reproducteur homozygote wbᴮˢᴴ/wbᴮˢᴴ, comme Platon ou Kaya, transmet nécessairement un allèle Copper à tous ses descendants.

À l’inverse, un porteur comme Toscane n’en transmet statistiquement qu’une fois sur deux.

Cette connaissance permet de construire un programme de sélection sur plusieurs générations avec beaucoup plus de précision.



12. Une couleur ne doit jamais faire oublier le reste


Le Copper est spectaculaire et génétiquement passionnant.

Mais dans un programme de sélection, la robe n’est qu’un élément parmi d’autres.

Aux Sylphes Enchantées, nous accordons également une importance essentielle à la santé, au tempérament, au type morphologique, aux pedigrees et à la diversité génétique.

La génétique des couleurs est un outil de sélection. Elle ne doit jamais devenir sa seule finalité.



Questions fréquentes


Deux British Golden peuvent-ils donner naissance à un Copper ?

Oui, dans certaines situations.

Un British enregistré Golden peut être hétérozygote Wb/wbᴮˢᴴ et donc transmettre l’allèle Copper sans exprimer lui-même le phénotype Copper.

C’est exactement le cas de notre femelle Toscane.


Le Copper est-il simplement un Golden très chaud ?

Non.

Le Copper est associé à un variant spécifique du gène CORIN, wbᴮˢᴴ, et à une modification wideband caractéristique.


Quelle différence entre Copper et Sunshine ?

Les deux concernent CORIN mais correspondent à des mutations différentes.

Le Copper du British est associé à wbᴮˢᴴ, tandis que le Sunshine du Sibérien est associé à wbˢᴵᴮ.


Que signifie nu 12 ?

Dans la nomenclature utilisée par le LOOF :

n correspond à la couleur de base noire,

u au Copper,

et 12 au shell.

Un British nu 12 est donc un black copper shell.


Peut-on reconnaître un Copper sans test ADN ?

Un Copper bien exprimé peut souvent être identifié visuellement grâce à son wideband très développé, ses zones ivoire ou blanches et son contraste particulier.

Mais le test génétique reste indispensable pour distinguer avec certitude un homozygote d’un hétérozygote et connaître précisément ce que le chat pourra transmettre.


Petit lexique de génétique


Allèle : une version d’un même gène. Un chat possède généralement deux allèles pour un même locus, un hérité de sa mère et un de son père.

Hétérozygote : le chat possède deux versions différentes d’un même gène. Par exemple Wb/wbᴮˢᴴ : un allèle non-Copper et un allèle Copper.

Homozygote : le chat possède deux copies identiques d’un même allèle. Par exemple wbᴮˢᴴ/wbᴮˢᴴ : deux copies de l’allèle Copper.

Récessif : un caractère qui s’exprime généralement lorsque l’animal possède deux copies de l’allèle concerné.

Dominant : un caractère qui peut s’exprimer lorsqu’une seule copie de l’allèle est présente.

Autosomique : le gène concerné se trouve sur un chromosome non sexuel. Le caractère peut donc être transmis aussi bien par le père que par la mère.

Génotype : la combinaison génétique réelle du chat, par exemple Wb/wbᴮˢᴴ.

Phénotype : ce que l’on observe visuellement chez le chat, par exemple une robe Copper ou Golden.

Locus : l’emplacement d’un gène ou d’un groupe de variants sur un chromosome.


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